

Note de lecture parue dans la Revue politique et parlementaire du 15 mars 2022, n° 1101 par Katia Salamé-Hardy
« Dans cette note de lecture, Katia Salamé-Hardy revient sur Chronique politique et parlementaire de la France contemporaine – De la révolution à nos jours,
un ouvrage documenté de Frédéric Monera, qui éclaire notre paysage politique actuel à la lumière de l’histoire et des évènements qui l’on forgé.
L’ originalité de cet imposant ouvrage réside dans son approche surprenante et vivante. Il ne s’agit pas d’une histoire « classique » mais d’une chronique qui nous projette dans l’univers de la France des XVIIIè, XIXè, XXè et des deux premières décennies du XXIè siècle. C’est une épopée qui verra défiler sous nos yeux l’ère des révolutions, le retour des monarchies, le temps des illusions (les illusions de la « République sociale », les « déceptions de l’Empire social », la République des pères fondateurs, l’intermède de Vichy, l’époque de la Libération, la quatrième République ou « aux mêmes causes les mêmes effets », la cinquième République (histoire de la République gaullienne et ses grandes options, le temps des héritiers et les « dernières cartouches » du parti socialiste avec François Hollande »). Sont mis en scène : historiens, écrivains, hommes ou femmes d’Etat, souverains, parlementaires ou ministres mais aussi simples témoins de leur temps. Ils s’adressent à nous directement et sans détour.
Frédéric Monera, docteur en droit, ancien maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, auteur de plusieurs ouvrages juridiques et de science
politique où se mêlent histoire des institutions et des idées politiques, nous a livré lors d’un entretien qu’il a bien voulu nous accorder, la méthode et les fondements de l’approche inédite de son ouvrage.
« Je voulais écrire une histoire vivante dans laquelle les faits seraient expliqués, analysés, commentés par leurs contemporains et viendraient dès lors éclairer les textes, lesquels prendraient vie et ne seraient plus ces alignements de mots que l’on enseigne dans les universités sans toujours les bien comprendre. Plutôt que de parler de Robespierre, j’ai voulu lui donner la parole, l’interroger directement sur la Terreur, demander des comptes au général Bonaparte sur le 18 brumaire et le laisser s’exprimer, m’amuser au spectacle des explications parfois acrobatiques de Talleyrand sur ses retournements successifs, goûter l’acrimonie de Joseph Fouché sur Bonaparte devenu Napoléon, me régaler aux anecdotes de Thiers et me rêver au cœur du Paris de 1793 sous la plume enchantée de Michelet. »
« Pour ce qui est de la méthode, j’ai écrit le tout de façon linéaire, sans plan, ce qui m’aura permis de me défaire de tout carcan, de fluidifier le récit, d’éviter de corseter les paroles ou de cloisonner les faits et surtout de m’enfermer dans de quelconques a priori. De toutes façons, l’aurais-je fait que les Hugo, Thiers, Gambetta, Jaurès, Clemenceau ou de Gaulle seraient fatalement sortis de cadres imposés, auraient reconquis leur liberté au dépens même de ce livre pourtant destiné à les accueillir.
J’ai donc bâti mon plan lors de la première relecture globale de l’ensemble avec, justement, cette vue d’ensemble et respectant, je l’espère, l’espace que ces
messieurs auront bien voulu me laisser. C’est, je pense, ce qui aura le plus contribué à la vitalité – je n’ose dire au « dynamisme » – et à la lisibilité de ce livre. C’est pourquoi cet ouvrage s’intitule « Chronique » et non « Histoire ».
« Au cours de ces siècles, décennie après décennie, année après année, les contemporains nous parlent. Au fil du temps on verra décliner, voire disparaitre l’esprit politique, le sens du combat politique pour des idées auxquelles on croit, davantage que pour des carrières. Cette rencontre nostalgique avec les grandes figures qui ont fait vibrer jadis le cœur de notre vie politique et parlementaire semble aujourd’hui se transformer dans la bouche publique en une sorte de sabir incantatoire qui ne trouve sa raison d’être que dans la démagogie électoraliste. Beaucoup aujourd’hui ignorent ou oublient les principes mêmes qui ont fondé la République »
Interrogé sur la base documentaire substantielle utilisée pour bâtir sa chronique, Frédéric Monera détaille : « les milliers de documents originaux, mémoires, ouvrages, rapports officiels, journaux, discours parlementaires, documents audiovisuels, expliquent l’importance donnée dans cet ouvrage aux citations et aux références, à des archives comme à des textes constitutionnels, législatifs ou réglementaires à chaque fois qu’ils s’avèrent nécessaires. S’agissant d’une chronique et parce que celle-ci est faite par des hommes qui sont aussi tributaires des circonstances du temps, des lieux et des particularités propres à chaque peuple, j’ai laissé une large place aux débats parlementaires, aux discours des uns et des autres aux opinions diverses exprimées dans les journaux d’époque afin de mieux situer l’acte dans son ambiance politique et sociale spécifique. Les biographies apparaissent comme de première importance. Rien n’est négligé pour meubler l’ambiance des évènements relatés.
Même les évènements extra politiques sont abondamment cités ayant eu une importance décisive sur l’époque ou rendant compte des mœurs du temps telles que certaines affaires criminelles qui auront pu défrayer la chronique, des scandales qui ont pu avoir une influence politique indéniable (scandales des décorations, affaire Dreyfus ou Stavisky. ). »
Chronique politique et parlementaire de la France contemporaine – De la révolution à nos jours sort effectivement du domaine classique ; c’est une épopée vivante et attrayante truffée de citations invitant à une lecture qui se révèle pleine d’imprévus et d’anecdotes susceptibles d’alléger la recension, sans cela aride, de périodes denses en évènements ».
Table des matières
Avant propos
Retour sur un « Big Bang » politique
Quelques mots sur les causes probables de la Révolution française
L’ère des révolutions (1789 -1848)
Terminer la révolution
1789 et l’œuvre révolutionnaire
L’état des lieux en 1789 et les causes premières de la Révolution
Une tentative d’apaisement : les États-généraux
Terminer la Révolution ou la tentative de monarchie constitutionnelle
L’intermède de la Législative
1793 ou l’utopie de République universelle
1795 ou la République faute de mieux
La Révolution est terminée
Les épisodes consulaires, tentatives de restauration monarchique ou préludes à l’Empire ? (10 novembre 1789- 18 mai 1804)
La solution impériale
Le retour des monarchies (1815 -1848)
Une tentative avortée : la première restauration (avril 1814 – 20 mars 1815)
Les tractations constitutionnelles : la déclaration de Saint-Ouen du 2 mai 1814
La Charte constitutionnelle « libérale » du 4 juin 18149
Les cent jours
La Seconde Restauration et le retour durable de la monarchie
Le règne de Louis XVIII (1815- 1824)
Le règne de Charles X (16 septembre 1824 – 30 juillet 1830)
L’avènement des Orléans : le règne de Louis-Philippe ou l’instauration de la « Monarchie bourgeoise »
1848 -1870 ou le temps des illusions
Les illusions de la « République sociale »
Le temps des espérances
Une République, pour quoi faire ?
Des mesures « républicaines » d’urgence
L’ouvre constitutionnelle de 1848
Le temps des désillusions
Les évènements de mai 1848
L’appel au Général… (Cavaignac) et la reprise en mains
Deux faux complots pour un vrai comploteur : Louis-Napoléon et le retour des Bonaparte
L’occasione fa il ladro
Le temps de l’action
Vers le coup d’État
Le coup d’Étal du 2 décembre 1851, une pièce en quatre actes
La République « transitoire »
La répression s’organise au nom du peuple
La présidence décennale (janvier 1852 – décembre 1852)
Les déceptions de « l’Empire social » (1852 – 1870)
« L’empire autoritaire » préféré à la « République sociale »
Un ralliement populaire général
Un Empire autoritaire à vocation sociale
L’Empire du chaud et du froid
Le tournant de l’Empire libéral
« Comédie de libéralisme » ou ouverture réelle au régime parlementaire ?
Les « libertés nécessaires »
Les élections du 24 mai 1869
Le bilan de dix-huit années impériales
La République des pères fondateurs (1870 – 1940)
Sauver la République (1870 – 1873)
Terminer la guerre : le gouvernement de la Défense nationale
Effondrement de l’Empire ou défaite de la France ?
« Guerre à outrance » contre « paix à tout prix »
De l’armistice à la paix : le gouvernement de Monsieur Thiers
La paix au moindre coût
Rétablir l’ordre à l’intérieur – la Commune
Le traité de francfort et la fin de la guerre
Adolphe Thiers, fidéicommissaire d’une République à construire
Une République « légale » fondée par la pratique
Thiers démissionne, la fin d’une époque
La République en sursis (1873 -1877) ou la République sans les républicains
Un système fondé sur la seule espérance de vie du comte de Chambord
Des lois de compromis et d’attente qui dureront… soixante-quinze ans !
La République des républicains (1877 -1914)
La « républicanisation » des lois constitutionnelles de 1875
Le coup de force républicain du 16 mai 1877
La nouvelle lecture « républicaine » des lois constitutionnelles
L’élection de Jules Grévy ou la « République aux républicains »
Un président soumis mais non démis
Une République au « républicanisme » davantage affirmé
Le Rappel solennel des valeurs fondamentales et des grands principes de la République moderne
La « République civilisatrice » ou comment répandre aux dehors les bienfaits de la civilisation
La République souveraine
Quelques réflexions sur la pratique parlementaire, le gouvernement de la Troisième République et les raisons de son incroyable constance dans une apparente instabilité
La vie politique de Jules Grévy à la Grande guerre
La présidence de Sadi Carnot ou la République endeuillée (3 décembre 1887 – 25 juin 1894)
Casimir-Périer, le président intérimaire (juin 1894 – janvier 1895)
Le président Félix Faure et l’Affaire Dreyfus (janvier 1895 – février 1899)
La présidence d’Emile Loubet (février 1899 – février 1906)
La présidence d’Armand Fallières (février 1906 – février 1913)
La présidence de Raymond Poincaré (février 1913 – février 1920)
La République en danger
La guerre
De l’assassinat de Jean Jaurès à l’Union sacrée
La guerre sur deux fronts et l’appel au « Tigre »
La Reconstruction
La présidence de Paul Deschanel : rétablir l’ordre républicain (18 février 1920 – 21 septembre 1920)
La présidence d’Alexandre Millerand et l’impossible réforme constitutionnelle (23 septembre 1920 – 11 juin 1924)
Une République à la dérive (1924 – 1940)
La présidence de Gaston Doumergue et le retour à la « tradition républicaine » (juin 1924 – juin 1931)
L’éphémère présidence de Paul Dounier (13 juin 1931 – 7 mai 1932)
La présidence d’Albert Lebrun ou comment le dernier président de la Troisième République a été élu par une Assemblée fantôme (10 mai 1932 – 5 avril 1939 (réélection) – 11 mai 1940)
L’intermède de Vichy
La mise en place du nouveau régime
Le projet constitutionnel du maréchal Philippe Pétain
La Nation souveraine
Un président de la République disposant de pouvoirs constitutionnels et un gouvernement qui gouverne réellement
Un Parlement représentant la nation et toutes ses composantes
La fonction juridictionnelle
La politique de collaboration et la révolution nationale
La politique de collaboration
La « Révolution nationale »
L’État français
L’essentiel du pouvoir entre les mains du maréchal Philippe Pétain
La disgrâce de Pierre Laval et l’organisation quasi monarchique de l’État français par une série d’actes constitutionnels ad hoc
L’État français entre dans la collaboration active
Le retour de Pierre Laval et le renforcement de la collaboration
Une époque de transition La Libération
La reconquête
La libération de Paris
Vengeance sommaire et « justice » expéditive
Le retour à la légalité républicaine
Le Renouveau
Vers des institutions nouvelles… en partie inspirées du projet constitutionnel du maréchal Philippe Pétain ?
Le Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF)
La restauration de l’État et les premières nationalisations
Quel processus constitutionnel pour quel type de Constitution ?
La formation du GPRF : Charles de Gaulle entre volonté de réforme et pression communiste
La démission de Charles de Gaulle et le gouvernement de compromis du socialiste Félix Gouin
Le projet constitutionnel du 19 avril 1946
La Quatrième République ou « aux mêmes causes les mêmes effets
Une République de compromis
La République avortée de Charles de Gaulle
Georges Bidault succède à Félix Gouin et le référendum constitutionnel du 10 novembre 1946
La Constitution du 27 octobre n’est-elle que le projet du 19 avril amélioré ?
Le retrait des gaullistes et du « Général »
La Quatrième République
De La présidence de Vincent Auriol (16 janvier 1947 -16 janvier 1954) à celle de René Coty (16 janvier 1954 – 8 janvier 1959)
Vincent Auriol ou l’histoire d’un président de la République volontaire mais résigné (16 janvier 1947 – 16 janvier 1954)
René Coty ou l’histoire d’un président de la République qui ne voulait pas l’être (16 janvier 1954 – 8 janvier 1959)
La Cinquième République
Une histoire de la République gaullienne
Les nouvelles institutions républicaines
Caractéristiques fondamentales du nouveau régime parlementaire et sur le régime représentatif en particulier
Caractéristiques essentielles de la Constitution du 4 octobre 1958
La pratique gaullienne des institutions de la toute nouvelle Cinquième République
L’intronisation
Charles de Gaulle donne le ton : le message à l’Assemblée du 15 janvier 1959
L’ère Pompidou
L’épreuve de l’élection présidentielle de l’automne 1965
1966, année pré-électorale
1967, année à hauts risques
1968, année de la grande peur
Ces « chênes que l’on abat » ou la fin de la présidence de Charles de Gaulle
Les grandes options de la politique gaullienne
Le dossier algérien
« Je vous ai compris ! »
« La France, quoi qu’il arrive, n’abandonnera pas l’Algérie »
La politique gaullienne de défense
Créer une défense commune dans laquelle la France assure son leadership
Ne pas dépendre de puissances étrangères
La sortie du « système intégré » de l’OTAN
Vers un désarmement général
La conception gaullienne de l’Europe
Pour une fusion des solidarités et non des peuples
La naissance de l’axe franco-allemand
Le contre-projet gaulliste d’Union européenne : le « Plan Fouchet »
« Ne pleurez pas, milord ! »
Les affres de l’Union française
Grandeur et paternalisme
Les difficultés constitutionnelles
Histoire d’un fiasco : de la loi Defferre du 23 juin 1956 à la conférence de presse du 10 novembre 1959
L’adaptation de la rhétorique gaullienne à l’échec
« Le machin qu’on appelle l’ON U »
L’ONU a outrepassé sa mission
L’ONU, porte-voix de l’Union soviétique
La politique extrême-orientale de Charles de Gaulle
« … La France reconnaît simplement le monde tel qu’il est »
Le discours de Phnom-Penh du premier septembre 1966
« Il s’agit que l’Europe, mère de la civilisation moderne, s’établisse de l’Atlantique à l’Oural dans la concorde et dans la coopération »
« La sympathie séculaire et l’affinité naturelle qui porte incessamment les Français et les Russes à se rapprocher en dépit de tous les obstacles »
« La visite que j’achève de faire à votre pays c’est une visite que la France de toujours rend à la Russie de Toujours »
Une diplomatie bilatérale « au nom des peuples » en Europe « de l’Est »
Les grands projets économiques
Les mesures d’urgence
La « Commission Rueff » et le problème de la superfiscalité
Naissance d’une grande idée : la Participation
La participation dans l’entreprise737
… à l’université739
… et dans les Institutions741
Le temps des héritiers : la présidence de Georges Pompidou (juin 1969 – avril 1974)
De Gaulle est mort, vive le gaullisme !
La présidentielle de juin 1969
Quand l’héritier devient successeur : la victoire de Georges Pompidou
Gaullisme ou pompidolisme ?
L’affirmation d’une nouvelle présidence
… et tandis que le Premier ministre décline
… Le président de la République tente de reprendre la main : le référendum raté du 23 avril 1972 et la « démission » forcée de Jacques Chaban-Delmas
Le retour à l’orthodoxie gaulliste
L’option Pierre Messmer…
Les médiocres résultats des législatives de 1973… et leurs effets politiques
Que reste-t-il du gaullisme ?
À l’heure des bilans
La présidence de Valéry Giscard d’Estaing (27 mai 1974 – 21 mai 1981)777
Une campagne présidentielle atypique
Qui pour succéder à Georges Pompidou ?
« Tous candidats »
Un entre-deux tours pugnace
Le changement dans la continuité
L’installation de Valéry Giscard d’Estaing à l’Élysée
L’hydre à deux têtes ou l’affrontement Giscard-Chirac
La continuité dans le changement
Le choix de Raymond Barre
Le bilan d’un septennat
Les raisons d’un échec
François Mitterrand et l’expérience socialiste (mai 1981 – mai 1995)
« L’alternance »
La campagne présidentielle de 1981
Le second tour de l’élection présidentielle de 1981 et le débat télévisé entre Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand
L’expérience socialiste
L’ère Mauroy (21 mai 1981 – 17 juillet 1984)
Le gouvernement de Laurent Fabius ou la tentative de séduction (17 juillet 1984 – 20 mars 1986)
La faillite de la première expérience socialiste ou le « rejet du sectarisme »
Les élections législatives de 1986
La Cinquième République à l’épreuve de la « cohabitation » (20 mars 1986 – 9 mai 1988)
L’élection présidentielle de 1988 : la fin d’une première expérience politique et constitutionnelle
Le second mandat présidentiel de François Mitterrand : un « socialisme de transition » ? (mai 1988 – mai 1995)
Le choix de Michel Rocard ou la « levée d’une hypothèque » ? (10 mai 1988- 15 mai 1991)
La « levée » de la seconde « hypothèque » : la tentative Edith Cresson (15 mai 1991 -2 avril 1992)
Le gouvernement tardif de Pierre Bérégovoy (2 avril 1992 – 29 mars 1993)
La seconde cohabitation ou la faillite d’un système
Le gouvernement d’Édouard Balladur (29 mars 1993 – 11 mai 1995)
François Mitterrand : quatorze années de pouvoir et un bilan nuancé
La présidence de Jacques Chirac (17 mai 1995 – 16 mai 2007)
L’aboutissement d’une ambition
Le premier gouvernement d’Alain Juppé ou les occasions manquées (17 mai – 5 novembre 1995)
Le gouvernement Juppé II (7 novembre 1995 – 2 juin 1997)
Le retour de la gauche et la troisième cohabitation (2 juin 1997 – 6 mai 2002)
Le choix de Lionel Jospin
Le temps des réformes
Le remaniement gouvernemental du 27 mars 2000
Le retour de la droite au pouvoir
Une campagne électorale insolite
Un premier gouvernement Jean-Pierre Raffarin à forte composante UMP (6 mai – 17 juin 2002)
Le second gouvernement Jean-Pierre Raffarin : on reprend les mêmes et… (17 juin 2002 – 30 mars 2004)
Les deux principaux partis « antagonistes » de nouveau en ordre de bataille pour les élections de mi-mandat
Le gouvernement Raffarin 111 (30 mars 2004 – 31 mai 2005)
L’option Dominique de Villepin ou le choix d’un ami personnel (31 mai 2005 – 15 mai 2007)
Jacques Chirac dresse son bilan
L’épopée de Nicolas Sarkozy (16 mai 2007 – 15 mai 2012)
L’émergence d’une opposition fondamentale
Le rejet d’une utopie dévastatrice
Le choix de l’audace et de la rupture
La campagne présidentielle de 2007
Les candidats du premier tour
Le débat télévisé du 2 mai 2007 entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy
L’ouverture de l’ère Sarkozy
Une victoire incontestable
Le gouvernement François Fillon 1 et le choix de la rupture tous azimuts (17 mai – 18 juin 2007)
Le gouvernement François Fillon II (18 juin 2007 – 13 novembre 2010)
Le gouvernement François Fillon III (14 novembre 2010 – 10 mai 2012)
Un bilan mitigé
Que reste-t-il du quinquennat de Nicolas Sarkozy ?
La présidentielle de juin 2012 et la fin de la présidence de Nicolas Sarkozy
La présidence de François Hollande et les « dernières cartouches » du Parti socialiste (15 mai 2012 – 14 mai 2017)
« Le changement, c’est maintenant » : le gouvernement Jean-Marc Ayrault I (15 mai-18 juin 2012)
Le vent du renouveau
Des ministres « exemplaires et transparents »
Le gouvernement Jean-Marc Ayrault II : boire la coupe jusqu’à la lie (18 juin 2012-31 mars 2014)
« À gauche toute ! »
Les principales mesures du gouvernement Jean-Marc Ayrault II
La mise à mort d’un gouvernement à la dérive
Les gouvernements Manuel Valls : vers la fin de la fin de la croisade idéologique ?
Le gouvernement Manuel Valls I (31 mars – 25 août 2014)
Le gouvernement Valls II (25 août 2014 – 6 décembre 2016)
La fin
Et maintenant ?
La présidence d’Emmanuel Macron (2017 -…)
Et demain ? Le clivage traditionnel entre « droite » et « gauche » s’efface-t-il au profit d’une opposition entre République et valeurs marxistes ?
Un « État providence » de plus en plus « totalitaire » ?
À la recherche de l’unité (nationale) perdue
« Ce que c’était que la République, enfin du temps qu’il y avait une République »
Sommes-nous encore en République ?
Le danger potentiel : la dénonciation officielle de l’ennemi de classe mène-t-elle au communautarisme voire à un antisémitisme social et économique en devenir ?
Notes