Né outre-mer, dans l’un des ultimes départements africains demeurés français, Frédéric Monera a d’abord façonné son regard et son esprit au contact des terres du Nord, avant de poursuivre son chemin d’études sous le soleil méditerranéen, où il a choisi d’ancrer sa vie.

Dans le grand amphithéâtre du Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M.) de Nice au terme d’un cours de droit administratif

Cursus scolaire et universitaire

Titulaire d’un Baccalauréat en Lettres classique (latin et philosophie), il a poursuivi ses études à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Nice où il a obtenu une licence en 1983, une maîtrise de droit public (Master I) en 1985, après une année de service militaire accompli au sein du Service de Santé des Armées (C.I.S.S. Nantes et 19eme R.A. de Draguignan) et un D.E.A. (Diplôme d’Études Approfondies) de droit international public et privé au sein du prestigieux Institut du Droit de la Paix et du Développement de Nice (I.D.P.D.), ce qui correspond au Master II recherche, en 1987

La même année, hébergé au Pavillon Honnorat de la Cité Internationale de Paris, il poursuivait son cursus au sein de l’Institut des Langues et Civilisations Orientales (I.N.A.L.C.O.) de Paris avant d’entamer trois ans plus tard des études de notariat à la faculté de droit d’Aix-en-Provence, cumulées à une activité professionnelle dans une étude de notaires du Var.

Celles-ci ne l’empêchèrent nullement d’acquérir un Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées (D.E.S.S.) de droit public dans le domaine de la sécurité publique et des droits de la personne, lequel est l’équivalent du Master II professionnel, au Centre d’Études sur la Police et la Sécurité rattaché à la Faculté de droit et des Sciences Économiques de Nice.

En juin 2002 il obtenait son doctorat en droit public au sein de l’Institut du Droit de la Paix et du Développement rattaché à l’Université de Nice avec la mention Très Honorable et les félicitations du jury à l’unanimité. Sa thèse était intitulée « L’Idée de République et la jurisprudence du Conseil constitutionnel », co-dirigée par le professeur Bernard Asso et le doyen Jean-Louis Rainaud. Autorisée à publication en l’état, elle fut publiée deux ans plus tard par la prestigieuse L.G.D.J. (Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence) dans la Bibliothèque Constitutionnelle et de Science Politique (t. 117) avec un avant-propos du professeur Jacques Robert, Président honoraire de l’Université de Panthéon-Assas (Paris II), ancien membre du Conseil constitutionnel, Président du Centre Français de Droit Comparé et directeur de la collection.

Tout au long de ses études universitaires, Frédéric Monera a multiplié les travaux de recherches principalement dans les domaines du droit public, qu’il s’agisse du droit international, du droit humanitaire, administratif ou constitutionnel et de l’histoire politique.

Celles-ci portent, notamment, parmi ses travaux non publiés sur :

  • La lutte contre le mouvement anarchiste à Nice en 1894 (travail de recherches sur la base de documents puisés aux archives départementales des Alpes-Maritimes) ;
  • Crises et libertés publiques, exemple de la guerre d’Algérie (concernant plus particulièrement l’usage par le pouvoir exécutif des pouvoirs spéciaux issus des lois sur l’état de guerre, l’état d’urgence et l’application de l’article 16 de la Constitution du 4 octobre 1958) ;
  • L’islam en Algérie socialiste ;
  • Quelques remarques sur l’activité des Services de Renseignement (qui est un travail de recherches portant sur l’importance du renseignement comme continuation d’une « troisième guerre mondiale » froide) ;
  • La sécurité intérieure en Europe (principalement Europol et Interpol) ;

Dont deux mémoires de troisième cycle :

  • L’espionnage en droit de la guerre (mémoire de D.E.A. de droit international public et privé relatif au statut ou plutôt au non statut de l’espion en droit des conflits armés et en droit humanitaire) ;
  • La légalisation de l’état de nécessité (mémoire de D.E.S.S. de droit public interne consacré à l’histoire et à l’analyse du concept jurisprudentiel de l’état de nécessité à l’occasion de sa consécration par le Nouveau Code Pénal de 1994) ;

Et un article publié dans l’Annuaire de Recherches Juridiques sur la Sécurité Intérieur et la Sécurité Civile en 2005 :

  • Quelques remarques sur les problèmes juridiques soulevés par l’intervention américaine en Afghanistan (consacré à l’étude du déclin du multilatéralisme en droit des conflits armés sur la base de l’exemple américain de la guerre contre le terrorisme).

Activités professionnelles

Après avoir travaillé quelques années en tant que juriste dans une étude de notaires du Var puis dans un cabinet d’avocat, Frédéric Monera a rejoint l’université en qualité d’A.T.E.R. (Attaché Temporaire de Recherches et d’Enseignements) puis de chargé de cours et d’enseignements au sein du Centre d’Études sur la Police et la Sécurité, du Centre de formation des interprètes et traducteurs, du Diplôme Universitaire (D.U.) de préparation aux concours administratifs et de la fonction publique (D.U.P.R.E.C.A.) et de la faculté de droit et des sciences économiques de l’université de Nice. A ces titres il a été en charge des cours de droit administratif et de droit constitutionnel pour les étudiants en droit, d’Institutions politiques pour les étudiants en sciences économiques ainsi que de droit constitutionnel fondamental et de droit international humanitaire en troisième cycle d’études juridiques.

En marge de ses enseignements Frédéric Monera a exercé les fonctions de chargé de cours de science politique (« Vie politique contemporaine ») à l’Ecole des Hautes Études Commerciales (E.D.H.E.C. Business School) dont il a été amené à présider les grands jurys d’admission et de Maître de Conférences à Sciences-Po Paris.

Parallèlement, en 2007, il créait son cabinet d’avocat en association au barreau de Nice. Il a depuis requis son omission du Barreau pour se consacrer à ses activités éditoriales.

Activités annexes

Après avoir été examinateur, concepteur de sujets de concours et membres de jurys au Centre de Gestion de la Fonction Publique territoriale des Alpes-Maritimes, dans les années 2010-2020 Frédéric Monera a eu l’honneur de se voir confiées les co-présidences de plusieurs journées psychiatriques organisées par le pôle psychiatrique de la Dracénie et les docteurs Fenoy et Pajot, à Draguignan.

En 2017 l’université de Turin l’a sollicité pour dispenser un enseignement de droit constitutionnel à ses étudiants de troisième cycle de droit constitutionnel comparé.

En janvier 2020 il était appelé à co-présider le colloque international intitulé « Des actes de terreur aux politiques de Terreur » organisé par l’I.C.E.S. Il en a prononcé le discours de clôture.

Frédéric Monera se consacre aujourd’hui davantage à ses activités éditoriales.